Jean Louis Robert Actualité

Vendredi 14 septembre 2007, par André Robèr // Blog

Publication de “Auto dofé” de Jean-Louis Robert, sur le site “Mondes Francophones”

En vue d’un recueil de nouvelles à paraître - et sur invitation - Jean-Louis Robert publie un texte sur le site Mondes Francophones. Parce qu’il ne veut “plus être comme bann kabri Pa Nirz”, il commet cet Auto dofé : il met le feu à sa case, il incendie sa langue ! Parce que “le cordon mauresque qui l’amarrait à la pointe exotique de l’île naguère si intense” doit être coupé, il propose d’opérer cette rupture par le choix d’un mélangue (c’est-à-dire un mélange des langues) toujours aussi kozan. Dans ce “poème sur la Vile La Ville”, sur le dos de cette gigantesque pieuvre grise faite de béton qui enserre l’île avec force et violence, comme pour l’étouffer, il frotte entre elles les langues - les mots des langues -, jusqu’à provoquer l’étincelle qui devra déclencher la flamme. Tout s’embrase alors, et, au-dessus des grands sites d’un tourisme inéquitable, se répand la fumée de nos maux contemporains : “alon amizé… alon fout dofé…” Extrait : ”Le bitume tremblait. Des poings ravageurs étaient tendus droit vers la demeure du cénobite. Sa in kréol konm nou qui n’avait noué nulle vraie relation avec le voisinage faisait la nouba en huileuse compagnie avèk nout larzan ruineuses fêtes pour les contrits buvables. Nou anba nou té ral lodèr… nou té dor pa… non li mèt tro lanbordir… konm blan… dofé dofé… inn ti lanbik… dofé dann nout kor… dofé dann son kaz… Il restait là, abasourdi, sentant confusément qu’il trouverait son salut dans l’immobilité absolue. Ne pas s ‘exposer à l’immonde grouillement qui convulsait le corps social, tendant à rompre le cordon morès qui liait à Là-bas la capitale abâtardie.” Pour lire cette nouvelle : http://www.mondesfrancophones.com/ (Rubrique : “Nouveautés” ou “Créations”)

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